En ce jour de fête nationale en République française

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En ce jour de fête nationale en République française

Kemennadenn par Yann-Ber TILLENON le Lun 14 Juil 2008, 15:30

En ce jour de fête nationale en République française, il me vient la réflexion suivante pour répondre à certains camarades: Pourquoi donc « Bretagne » devrait-elle être plus libre que les autres provinces ou régions françaises puisqu’elle est justement une construction française, bien francisée, comme son nom l’indique ?... nos anciens ne s’y trompaient d’ailleurs point quand, en breton, ils se disaient « Bretoned » (Bretons) et « Fransisien » (Français) et non pas « Gallaoued » (Gaulois).

Le Breton, ce Français de Bretagne, quand il s’estime persécuté par la France peut très bien s’en libérer de suite. Comme tout autre individu d’origine diverse d’ailleurs, s’il veut être libre, il peut se libérer de la France, de la francisation ou d’autres dominations. Il peut très bien se “bretonniser” dans ce lieu, cet atelier de création, de libération, qu’est l’Emsav. Il lui suffit d’utiliser, à cet effet, son arme révolutionnaire : le néo-breton moderne.

Comme disait très justement l'immense artiste Roparz Hemon : « Il n’y a de vrai libération que dans la création » (traduction approximative de mémoire). Cela me paraît évident, car si créer c’est faire exister ce qui n’existe pas encore, c’est forcément se dégager, se libérer, de ce qui existe déjà, et non pas chercher à le réformer stupidement pour le faire perdurer!...

L’homme qui apprend cette nouvelle langue, le breton moderne est un homme nouveau, un nouveau « disciple ». Il peut détruire alors l’homme ancien, le « Breton » soumis en lui, c’est-à-dire le « Breton français » ou le « Franton » ... Il se reconstruit en tant qu’homme libre, comme « Brezhon ». Les « alchimistes » appellent cela « transmutation »… Le néo-breton est un outil, oeuvre de l’Emsav. Il produit “Breizh” dans l’histoire, en construction depuis quelques générations, parallèlement à la « Bretagne », à la société française, à l’histoire de France.
http://www.preder.net/presentation.php

Le « Brezhon » pourra peut-être alors se structurer en germe d’État nouveau. Il sera peut-être capable de le développer pour remplacer l’État français et se fédérer, s’allier à l’Europe ? La stratégie des Sionistes, par exemple, pour construire Israël avec l’hébreu moderne n’a t-elle pas été édifiante ? Serait-ce vraiment impossible pour bâtir « Breizh » ?... La Palestine n’est-elle pas à Israël ce que la Bretagne est à « Breizh », comme ce que fut la Gaule à la France ?...
http://www.kervreizh.eu/index.php?id=206

Apprendre la langue de l’Emsav, de « Breizh » n’est pas interdit. Il suffit d’en faire le petit effort immédiatement au lieu de bavarder sur des forums et faire des discours, des polémiques, de se plaindre de Ouest-France, de sa “Ouestagne”, de ses “Ouestons” et « Ouestonnes » comme Françoise Morvan.
http://www.kervreizh.eu/index.php?id=forum-kervreizh&view=single_thread&cat_uid=7&conf_uid=8&thread_uid=164

Cette dernière n’a t-elle d’ailleurs pas parfaitement raison, comme tous les collabos de la France d’aujourd’hui, de l’Allemagne d’hier ou des USA et autres impérialismes dans l’histoire, de protéger la gamelle qui la nourrie au lieu de “cracher dans la soupe” ?...

Je voyage toujours beaucoup. J’étais en février au Maroc, en mars à Madagascar, en mai en Egypte. Le monde « bouge » amplement, Misère effroyable, palaces pour milliardaires et supermarchés fleurissent partout !... Je reviens de Moscou. Gala + expo + conférence. Pour moi, l’histoire de “Breizh” renaissante est ouverte avec la « postmodernité », celle de l’Europe du futur. Elle devrait se faire avec les Russes, de Brest à Vladivostok ! C’est une création « archéo futuriste », un archétype pour l’humanité actuellement alarmée par des désastres en perspective. L’histoire de « Breizh » n’est-ce pas l’histoire de l’Emsav ? L’histoire de « Bretagne » n’est-ce pas l’histoire de France, cette république décadente qui disparaît aujourd’hui avec la fin de la modernité mondialiste?...

Yann-Ber TILLENON
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Re: En ce jour de fête nationale en République française

Kemennadenn par Gwenael le Ven 18 Juil 2008, 22:47

Yann-Ber TILLENON en/he deus skrivet:En ce jour de fête nationale en République française, il me vient la réflexion suivante pour répondre à certains camarades: Pourquoi donc « Bretagne » devrait-elle être plus libre que les autres provinces ou régions françaises puisqu’elle est justement une construction française, bien francisée, comme son nom l’indique ?... nos anciens ne s’y trompaient d’ailleurs point quand, en breton, ils se disaient « Bretoned » (Bretons) et « Fransisien » (Français) et non pas « Gallaoued » (Gaulois).


Yann-Bêr, tout d'abord merci pour tes interventions (c'est un peu bizarre de m'adresser à toi en français alors que nous n'avons jamais échangé qu'en breton). Gallaoued ne signifie pas tant Gaulois que parlant français ou gallo. Si la Bretagne ne souhaite plus être libre c'est qu'elle est devenue, de fait, une région française comme une autre. On peut le regretter, mais telle est la réalité que j'ai sous les yeux tous les jours.


Je voyage toujours beaucoup. J’étais en février au Maroc, en mars à Madagascar, en mai en Egypte. Le monde « bouge » amplement, Misère effroyable, palaces pour milliardaires et supermarchés fleurissent partout !... Je reviens de Moscou. Gala + expo + conférence. Pour moi, l’histoire de “Breizh” renaissante est ouverte avec la « postmodernité », celle de l’Europe du futur. Elle devrait se faire avec les Russes, de Brest à Vladivostok ! C’est une création « archéo futuriste », un archétype pour l’humanité actuellement alarmée par des désastres en perspective. L’histoire de « Breizh » n’est-ce pas l’histoire de l’Emsav ? L’histoire de « Bretagne » n’est-ce pas l’histoire de France, cette république décadente qui disparaît aujourd’hui avec la fin de la modernité mondialiste?...

Tu as de la chance d'être allé à Moscou. Moi aussi je suis un Européen de Roscoff à Rostov, de l'Atlantique à l'Oural ou mieux au Pacifique, par le sang et par l'esprit.

Je n'aurai sans doute pas le temps de répondre à tous tes messages, mais je les lis et d'autres le font aussi, visiblement.

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Gwenael

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Re: En ce jour de fête nationale en République française

Kemennadenn par Yann-Ber TILLENON le Sam 19 Juil 2008, 01:23

LA LANGUE ET L'ESPRIT

http://www.kervreizh.eu/

Au mois d’août 1966, (je n’avais que 18 ans…). J’étais prêt à tout casser…… J’étais en vacances à Lannilis, pays de mes ancêtres… J’avais peint en grandes lettres noires, sur le mur de la graineterie « Briand », face à la sortie de l’église, pendant la nuit du 14 au 15 : « Les Français dehors ! ». J’étais fier de ma « provo », de mon « exploit libérateur ». J’étais gonflé à bloc à l’époque , en pensant à la sortie de la messe du 15 août!...





Résultat : Le lendemain, les anciens discutaient entre eux, outrés, et j’ai entendu dans leur français du moment: « …où qu’c’est t’i qui veulent qu’on aillent ?... ». En ce temps j’étais patriote, « nationaliste », conservateur un peu illuminé... Ce que je ne suis plus aujourd’hui. J’ai donc commencé à me poser pas mal de questions. Elles m’ont conduit, deux ans plus tard, après l’armée en Polynésie, tout droit à "Emsav Stadel Breizh", (Mouvement Étatique de Bretagne).





C’est là, dans ce lieu génial de travail, de création de l'Emsav, que j’ai commencé à trouver pas mal de réponses pendant quelques années dialectiques, avant de participer au mouvement des jeunes du PSU, puis des « autonomes » à Paris. Mais la route est longue pour "comprendre" par l'expérience vécue et non pas "apprendre". Même si les artistes vieillissent moins rapidement puisqu’ils s’élèvent au-dessus du monde physique, temporel et se rapprochent, un peu, du métaphysique atemporel, ils s"épuisent quand-même… 35, 40 années ont passées. Je commence à fatiguer et à être un peu « déçu » par les "Bretons pur beurre".





Je trouve, en effet, vraiment dommage d’être trop souvent confronté à des « intellectuels ». Ce qui les caractérise c’est la "dérobade ", le « virtuel ». Ils ne mettent pas en pratique leurs convictions. Ils peuvent dire tout et le contraire de tout puisque cela n'a aucune conséquence pratique dans leur vie concrète. C’est désolant. Beaucoup pourraient devenir des gens déterminant, politiquement, dans l’Emsav, donc dans l'histoire de "Breizh" et non pas de "Bretagne" s’ils se débarrassaient du Français qui est en eux.





Les “intellectuels”, surtout en France (Bretagne comprise…) où ils sont apparus, depuis les “illuminés” du 18e siècle des lumières, voient tout dans l’abstrait. Ils finissent toujours par trahir. Ils se justifient avec la vaseline des idées pour endormir et violer leurs victimes!... Il faut une mise en application! Il faut que la majorité appliquent ses convictions concernant notre langue de l’Emsav, le néo breton moderne. Sinon cette majorité restera toujours dans l'ambiguïté, ce qui est source d’hypocrisie, donc d’équivoques, de confusions, de conflits, de fâcheries.





L'homme, dans la Tradition, est la reproduction du cosmos. Rien ne se fait dans l’histoire, (sur terre, dans le monde physique, matériel) en dehors de l’intervention de l’esprit (du ciel, du monde métaphysique, spirituel) par l’intermédiaire du véhicule psychique, émotionnel (atmosphère) de l’âme, donc de l’am-our, (âme en action), de l’am-itié.





C’est pourquoi à mon avis, les amitiés solides n’existent que reliées dans le même idéal commun (monde de l’esprit). Il y a alors transparence des relations, en toute franchise, parce que l’idéal est constitué par l’intervention de l’esprit, donc de l’Être. Ce dernier étant au dessus des conflits matériels, donc des personnalités égoïstes, narcissiques avec leurs orgueils et susceptibilités, il permet de les transcender !.... Les hommes spirituels travaillent avec l’esprit. Les intellectuels travaillent avec le mental, la réflexion, non pas avec l’esprit, l’inspiration. Le mental fait barrage à l’esprit. Il « réfléchi », comme un miroir, donc il le « renvoie » la-haut...





Dans tous les pays nous retrouvons les trois étages qui se reproduisent: Le "physique/matériel" (territoire), le "psychique/émotionnel" (société), le métaphysique/spirituel (État). C'est l'État qui maintient tout pays dans l'histoire de l'humanité. L’esprit s’exprime par la langue. Toute langue n’est-elle donc pas la langue d’un “état d’esprit" et ne doit-elle pas incarner “l’esprit d’un État” ou disparaître ?... De la même manière, en utilisant le français, en ce moment, est ce que je n’incarne pas la langue de l’État français, de la République et de sa révolution ? Quand j’utilise le breton moderne, est ce que je n'incarne pas la langue de l’État “breton”, de “Breizh”, de sa révolution, donc de l’Emsav et non pas la langue de “Bretagne” qui est le français ?... "Esprit", "État", "langue" ne sont-ils pas une trilogie indissociable?





Cette approche du rapport entre "État, langue et esprit" est capital à mon avis. Elle permet d’y voir plus clair, je pense, dans tout le fatras des idées concernant l’identité, l’ethnie, la race, le peuple etc... Je crois que l’importance donnée à l’aspect racial, visible, physique, matériel, « animal » des hommes est une vision matérialiste, zoologique de l’homme, issue d’un manque de savoir, de connaissances, d'éducation, donc d'"élévation" (educere = élever...).





Cette « importance » n’’intervient-elle pas pour donner une identité par facilité, primaire, en donnant une importance au premier degré, aux apparences et non plus aux compétences ? N’est-ce pas pour cette raison que l’écrasante majorité de ceux qui sont dans cette démarche n’apprennent jamais le breton moderne? N’est-ce pas aussi parce qu’ils n’en ressentent pas le besoin, puisque leur esprit de « Bretagne » est français, comme leur langue française?...





Cette démarche n’est elle pas inversement proportionnel à l’importance donnée à l’aspect invisible, métaphysique, spirituel, surhumain qui doit être incarné dans l’État philosophique, dans l’Emsav, issu d’une formation philosophique poussée, qui permet de comprendre notre positionnement dans l’évolution de l’univers et de l’humanité?.





Notre identité, notre « race », si « race » il y a, notre famille, ne doit-elle pas être celle de notre famille philosophique, notre “race de l’esprit”, donc de notre langue? Les origines physiques, matérielles n’ayant alors plus grande importance? N’avons-nous pas plus de points communs avec des Africains ou des Asiatiques de même état d’esprit que le nôtre, surtout s’ils apprennent le breton moderne, qu’avec certains “Bretons pur beurre”, ces Français, qui n’apprendront jamais la langue de l’Emsav, de Breizh ?...

Yann-Ber TILLENON.

Yann-Ber TILLENON
Ezel oberiant

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